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Le parquet en point de Hongrie fait partie de ces motifs qui signent un intérieur. Dans les appartements en pierre du centre de Bordeaux comme dans les échoppes, ces poses géométriques traversent les décennies sans prendre une ride. Encore faut-il savoir de quoi l’on parle : chevron, bâtons rompus et point de Hongrie sont trois termes souvent confondus, alors qu’ils ne désignent pas exactement le même sol. Voici comment les distinguer, ce que leur pose exige vraiment et le budget à prévoir à Bordeaux.
L’essentiel à retenir
Les bâtons rompus utilisent des lames droites posées à angle droit les unes des autres ; le point de Hongrie repose sur des lames coupées en biseau, entre 45 et 60 degrés, qui forment des pointes continues.
« Chevron » est un terme générique : dans la plupart des catalogues, il désigne en réalité le point de Hongrie.
Ces motifs se posent collés, sur un support parfaitement préparé : le calepinage et la symétrie demandent un parquettiste expérimenté.
Un motif ancien fatigué se rénove presque toujours : remplacement de lames, ponçage et vitrification lui redonnent son éclat d’origine.
À Bordeaux, comptez de 60 à 180 €/m² en fourniture selon le choix entre contrecollé et massif, avec une pose nettement plus technique qu’une pose droite.
Chevron, bâtons rompus, point de Hongrie : trois noms pour deux motifs
Les bâtons rompus : des lames droites posées en zigzag
Le parquet à bâtons rompus est le plus répandu des deux motifs. Les lames sont rectangulaires, coupées à angle droit, exactement comme celles d’un parquet classique. Toute la différence tient à la pose : chaque lame est placée perpendiculairement à sa voisine, l’extrémité de l’une venant buter contre le flanc de l’autre. Le sol dessine alors un zigzag régulier, légèrement décalé, qui évoque une tresse. C’est le motif le plus accessible : les lames restent standard, seule la mise en œuvre change.
Le point de Hongrie : des pointes taillées en biseau
Le point de Hongrie, parfois appelé point de fougère, va un cran plus loin. L’extrémité de chaque lame est coupée en biseau, à un angle de 45 à 60 degrés, si bien que les lames se rejoignent bord à bord et forment des pointes parfaitement alignées. Le résultat : des lignes en V continues, sans décalage, qui structurent la pièce et allongent la perspective. Cette coupe d’onglet exige une précision millimétrique, à la fabrication comme à la pose. C’est le motif le plus noble, et le plus exigeant.

Et le « parquet chevron », alors ?
Dans le langage courant, « chevron » désigne le plus souvent le point de Hongrie : des lames biseautées formant un V continu. Mais le mot sert aussi d’appellation générique pour toute la famille des poses en zigzag, bâtons rompus compris. Avant de comparer des devis ou des produits, vérifiez donc deux choses : l’angle de coupe des lames et la continuité du motif. Deux « parquets chevron » au même prix peuvent désigner deux produits très différents.
Un motif taillé pour le patrimoine bordelais
Si le point de Hongrie séduit autant à Bordeaux, ce n’est pas un hasard. Le motif est contemporain des immeubles en pierre du centre : depuis le XIXe siècle, il habille les salons des Chartrons, de Gambetta ou des Quinconces, où il dialogue avec les moulures, les cheminées en marbre et les hauteurs sous plafond. Dans une échoppe bordelaise, il apporte du relief à des pièces en enfilade et souligne la profondeur du couloir. Et dans un intérieur contemporain, une pose en pointe réchauffe immédiatement un plateau épuré : le contraste entre un mobilier sobre et un sol graphique fonctionne remarquablement bien.
Poser ou restaurer un motif en pointe, c’est aussi un investissement patrimonial. À surface égale, un beau point de Hongrie en chêne reste un argument fort lors d’une revente, en particulier dans les quartiers anciens où les acheteurs recherchent précisément ce cachet.
Massif ou contrecollé : quel support pour un motif en pointe ?
Les deux familles existent en bâtons rompus comme en point de Hongrie. Le chêne massif est le choix patrimonial : épais, réparable presque à l’infini, c’est celui que l’on retrouve dans les immeubles anciens. Le contrecollé, composé d’un parement en chêne noble sur un support multicouche stabilisé, offre exactement le même rendu en surface avec une stabilité supérieure face aux variations d’humidité et de température.
C’est souvent le contrecollé que nous recommandons sur plancher chauffant, où un massif épais posé en pointe demande davantage de précautions. Côté rendu, les mêmes règles que pour un parquet droit s’appliquent : huile mate pour un aspect naturel et des retouches faciles, vitrificateur pour une résistance maximale au passage. Notre guide des finitions de parquet détaille ces choix.
La pose : pourquoi c’est un travail d’expert
Un motif en pointe ne pardonne pas l’à-peu-près. Un décalage d’un millimètre sur les premières lames devient un défaut visible trois mètres plus loin.
Le calepinage, l’étape qui décide de tout
Avant la première lame, le parquettiste définit l’axe de pose : centrer les pointes sur la perspective principale de la pièce, souvent la fenêtre du salon ou l’enfilade des pièces, et équilibrer les rives pour éviter des pointes tronquées le long des murs. Ce plan de pose, le calepinage, conditionne tout le rendu final. Dans les pièces anciennes, rarement parfaitement rectangulaires, c’est lui qui absorbe les faux équerrages sans que l’œil ne s’en aperçoive.

Un support préparé au millimètre
La pose d’un motif en pointe se fait collée en plein, sur un support ragréé, sec et parfaitement plan. Chaque rangée est ensuite contrôlée à l’équerre et au cordeau, pointe par pointe. Comptez environ deux fois plus de temps de main-d’œuvre qu’une pose droite : c’est le prix de la symétrie. Ce niveau d’exigence fait toute la différence pour une pose de parquet réussie.
Rénover un point de Hongrie ou des bâtons rompus anciens
Bonne nouvelle : un motif ancien fatigué se restaure presque toujours, même après des décennies d’usure. La rénovation suit trois étapes.
D’abord le diagnostic : lames décollées ou fendues, zones affaissées, grincements, traces d’anciennes réparations. Ensuite le remplacement des lames abîmées, en respectant l’angle de coupe, la largeur et l’essence d’origine ; c’est le point délicat, car chaque lame biseautée doit s’insérer exactement dans le motif existant. Enfin le ponçage, mené avec des passes croisées adaptées au sens des pointes, suivi d’une vitrification ou d’une huile selon l’usage de la pièce.
Le résultat transforme la pièce sans dénaturer son caractère : le veinage du chêne réapparaît, les pointes retrouvent leur netteté et le sol repart pour des décennies.
Quel budget prévoir à Bordeaux ?
En fourniture, comptez de 60 à 120 €/m² pour un contrecollé en point de Hongrie ou en bâtons rompus, et de 90 à 180 €/m² pour un massif, selon l’épaisseur, le choix du bois et le format des lames.
Côté main-d’œuvre, la pose collée d’un motif en pointe se situe dans les fourchettes hautes des tarifs de pose, calepinage et coupes d’onglet obligent. Pour situer l’ensemble de votre projet, notre guide des prix du parquet au m² avec pose détaille tous les postes, de la préparation du support aux plinthes.
Pour une rénovation, un ponçage suivi d’une vitrification se situe entre 35 et 65 €/m², hors remplacement de lames. Et dans un logement achevé depuis plus de deux ans, main-d’œuvre et fournitures posées par l’artisan bénéficient d’une TVA réduite à 10 % : la restauration d’un motif existant est souvent bien plus abordable qu’on ne l’imagine.
Notre conseil : venez le voir en vrai
Un motif en pointe se choisit les yeux ouverts. Les photos écrasent les reflets du bois, alors que l’angle des lames change la lumière d’une pièce au fil de la journée. Dans notre showroom de Mérignac, à une dizaine de minutes du centre de Bordeaux, point de Hongrie et bâtons rompus sont présentés côte à côte, en plusieurs teintes et finitions, sur plus de 150 m² d’exposition.
Nos artisans étudient ensuite votre pièce : état du support, axe de pose idéal, choix entre massif et contrecollé. Vous repartez avec un avis honnête et un devis gratuit et détaillé. Demandez votre devis ou passez nous voir au 2 rue Théophile Gautier à Mérignac.
FAQ
Vous avez des questions ?
Voici les questions qui nous sont le plus souvent posées sur nos parquets à Bordeaux.
Quel est le prix de la pose d'un parquet au m² à Bordeaux ?
Le prix de pose d'un parquet se situe généralement entre 35 et 65 €/m². Il dépend du type de parquet (massif, contrecollé ou stratifié), de la technique de pose et de l'état du support. Aliénor Parquet établit pour chaque projet un devis gratuit et personnalisé après diagnostic.








