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Une zone manquante ou recouverte d’un panneau ne condamne pas tout un parquet ancien. Un parquet en pitchpin peut être réparé localement si les lames conservées et leurs appuis sont en bon état. Le travail consiste alors à reconstituer la partie manquante, à retrouver la continuité des lames et à préparer le raccord de couleur.
C’est l’intervention que nous réalisons dans une maison à Bordeaux centre : reprendre un parquet cloué en pitchpin avec du pin des Landes, avant de poncer l’ensemble de la maison et de mettre en teinte la zone réparée. Ce chantier en cours montre concrètement ce qu’implique une réparation de parquet ancien à Bordeaux, au-delà du simple remplacement de quelques planches.
Peut-on conserver le reste du parquet en pitchpin ?
Oui, lorsque le problème reste localisé. Une reprise permet de garder les lames encore utilisables, leur dessin et la présence du bois ancien dans la pièce. Mais la décision se prend en examinant le sol, pas seulement la surface à combler.
Avant de choisir les nouvelles lames, trois points doivent être vérifiés :
Le bois autour de la réparation : les lames voisines doivent pouvoir être conservées et recevoir le raccord.
Les appuis et les fixations : sur un parquet cloué, une lame bien ajustée ne suffit pas si ce qui la soutient reste instable.
L’épaisseur disponible : elle détermine les possibilités d’ajustement et de ponçage, notamment si le parquet a déjà été rénové.
Une rayure, une lame cassée et un plancher qui s’affaisse n’appellent donc pas la même intervention. Notre guide sur les réparations possibles d’un parquet abîmé aide à distinguer un défaut de surface d’un problème qui touche le bois ou son support.
À Bordeaux centre, une reprise en pin des Landes
Avant la réparation : une interruption dans le parquet
Sur la première photo, un panneau de bois occupe la zone à reprendre. Autour, le parquet ancien se poursuit. L’enjeu est de retrouver des lames dans cette partie de la pièce et de les raccorder au sol existant. La vidéo permet de suivre l’ouverture de la zone et l’avancement de la reprise.

Pendant la reprise : retrouver le prolongement des lames
Le pin des Landes prend place dans le sens du parquet conservé. Les extrémités des nouvelles lames sont décalées : la jonction se répartit sur plusieurs longueurs, au lieu de former une seule ligne droite. On retrouve ainsi le rythme des lames à travers la réparation.
Le contraste entre le pin clair et le pitchpin ancien est encore visible. Le chantier n’est pas terminé : le ponçage de toute la maison, puis la mise en teinte de la partie réparée, restent à réaliser. Ces images montrent une étape de travail, avant le résultat final.

Comment choisir des lames qui s’intègrent au parquet ancien ?
La couleur n’est qu’un des critères. Il faut aussi retrouver une largeur, une épaisseur et un assemblage compatibles avec le parquet en place. Une lame trop épaisse crée une différence de niveau ; un mauvais profil complique le raccord avec ses voisines.
Sur ce chantier, le bois retenu pour la reprise est du pin des Landes. Ce choix concerne cette réparation : il ne rend pas tous les parquets en pin interchangeables. Pour un autre sol, des lames anciennes disponibles peuvent aussi être étudiées. Leur intérêt et leurs limites sont expliqués dans notre guide du réemploi d’un parquet ancien.
Le dessin de la jonction compte également. Les longueurs, les joints en bout de lame et les alignements déterminent la façon dont l’œil perçoit la reprise. Cette question se retrouve lorsqu’il faut raccorder un parquet après la suppression d’une cloison, avec des solutions à adapter à chaque configuration.
Pourquoi poncer après la réparation ?
La réparation remet du bois là où il en manque. Le ponçage prépare ensuite la surface pour la rénovation. Sur cette maison de Bordeaux centre, le projet porte sur l’ensemble du parquet : la reprise locale s’inscrit donc dans un travail plus large que la seule zone photographiée.
Poncer le bois ancien retire sa finition existante et permet de travailler la surface avec les lames ajoutées. C’est sur cette base préparée que la différence de couleur pourra être évaluée. L’intensité du ponçage doit rester adaptée à l’épaisseur du parquet ; notre article sur le ponçage d’un parquet ancien détaille les points à contrôler avant d’intervenir.
Faut-il pour autant poncer toute une maison à chaque réparation ? Non : le périmètre dépend de l’état du sol et du rendu recherché. Si votre parquet est seulement terne, sans lames manquantes ni problème de stabilité, les possibilités de rénovation sans ponçage répondent à une autre situation.
Comment rapprocher la couleur du pin neuf et du pitchpin ?
C’est souvent la principale inquiétude : la partie réparée va-t-elle rester plus claire que le reste du sol ? La mise en teinte sert à réduire cet écart. Elle agit sur la couleur, mais ne reproduit ni le veinage ni les marques du bois ancien.
La nuance doit être évaluée sur le bois préparé, avec la finition envisagée. Un essai de teinte seul peut être trompeur : Blanchon précise dans sa fiche technique que l’ajout de la finition peut modifier la couleur obtenue. Ce principe explique l’intérêt d’un essai complet avant de traiter la reprise.
La protection choisie intervient aussi dans l’aspect et l’entretien futurs du parquet. Notre comparatif huile, vitrificateur ou cire permet de préparer ce choix. Sur le chantier présenté ici, la mise en teinte reste à faire : nous ne pouvons donc pas encore montrer le raccord terminé.
Que doit préciser le devis de réparation ?
La surface à reprendre ne suffit pas à chiffrer le travail. Quelques lames difficiles à raccorder peuvent demander davantage d’ajustements qu’une zone plus régulière. Pour comprendre la proposition, vérifiez qu’elle distingue :
la dépose nécessaire et les éventuelles reprises du support ;
le bois fourni, les ajustements et la fixation des nouvelles lames ;
la surface concernée par le ponçage ;
les essais de teinte, la finition et les conditions de remise en service.
Cette distinction permet de savoir ce qui concerne la réparation elle-même et ce qui relève de la rénovation du reste de la maison.
Votre parquet présente une reprise similaire ?
Préparez une photo de la pièce entière, une vue rapprochée de la zone abîmée et ses dimensions approximatives. Indiquez aussi si certaines lames bougent, si vous connaissez l’origine du dommage et si vous souhaitez rénover uniquement cette partie ou l’ensemble du sol.
Pour préciser le rendu que vous recherchez, vous pouvez vous appuyer sur nos réalisations de pose et de rénovation de parquet. Puis demandez un diagnostic et un devis à Aliénor Parquet : nous pourrons étudier la conservation de votre parquet, le raccord à réaliser et les finitions adaptées à votre projet.
FAQ
Vous avez des questions ?
Voici les questions qui nous sont le plus souvent posées sur nos parquets à Bordeaux.
Peut-on réparer un parquet cloué dont les lames bougent ?
Oui, dans certains cas, mais il faut d’abord comprendre ce qui bouge : la lame, sa fixation ou son appui. Remplacer le bois sans traiter la cause du mouvement ne suffit pas. Le diagnostic détermine si une reprise locale est possible.








